NOUS 
CONTACTER

1026 Avenue Mont-Royal Est #203, Montréal QC H2J 1X6 

12940 Boulevard Gouin Ouest, Montréal QC H8Z 1W8

514 508 5010   514 246 5653  info@foncia.ca

© 2019 Créé par foncia

  • White Facebook Icon
  • White Instagram Icon

Info

Condos neufs: net ralentissement du marché au centre-ville

Après avoir enregistré record par-dessus record en 2018, le marché du condo neuf prend une pause salutaire au centre-ville. L'action s'est immédiatement déplacée sur la Rive-Sud et à Laval. Faits saillants de l'analyse du marché de la copropriété du Groupe Altus.

Les ventes de condos neufs se sont heurtés à un mur au centre-ville au début de 2019, faute de stocks et de nouveaux projets. Avec 362 condos neufs vendus de janvier à mars, les ventes sont en baisse de 63 % par rapport à la même période en 2018.

Étant donné l'importance du centre-ville dans le marché des condos, la sous-performance du coeur de la ville se répercute sur l'ensemble de la région métropolitaine. On dénombre 1382 transactions au cours des trois premiers mois de l'année, en baisse de 30 % en rythme annuel.

Pour Vincent Shirley, directeur principal, services-conseils, développement immobilier et terrain, au Groupe Altus, il s'agit d'une pause santé après quelques trimestres records.

« La baisse des ventes au centre-ville s'explique par la rareté de l'offre. Mais cette situation ne durera pas. »

- Vincent Shirley

« Des projets d'envergure seront bientôt mis en marché comme Maestria [au minimum 650 copropriétés et le reste en locatif] et le 1, Square Phillips [800 unités, selon des rapports de presse] », dit-il dans un entretien.

Au premier trimestre 2019, les rares projets qui ont ouvert leur bureau de vente étaient de taille modeste comme le R sur la Montagne (128 unités), la phase 8 du Solano dans le Vieux-Port (107 unités) et Serenity, dans le quartier chinois, du Groupe DACA (77 unités).

Les banlieues s'emballent

Si le centre-ville reprend son souffle, le rythme s'accélère en banlieue.

Laval a enregistré son meilleur trimestre avec 152 condos neufs vendus en janvier, février et mars, en hausse de 62 %. La Rive-Sud enregistre un très fort volume avec 225 ventes, qui surpasse de 51 % sa moyenne historique. Les meilleurs vendeurs sur la Rive-Sud sont tous situés à Brossard, où le Réseau express métropolitain (REM) sera en service dès 2021. Il s'agit des Portes de Londres et de l'Éco-quartier de la gare phase 4, tous deux du promoteur Trigone. La troisième place est occupée par Le Magellan phase 3 au quartier Solar, de Devimco.

Si les ventes de condos neufs ont reculé dans la région métropolitaine de recensement (RMR) de Montréal, les mises en chantier des logements qui ont été vendus en nombre record lors des trimestres passés donnent du boulot aux entrepreneurs en construction résidentielle. La statistique sur les ventes du neuf sert d'indicateur avancé sur les mises en chantier à venir, puisque le gros de ces transactions survient à l'étape de la prévente, soit avant la mise en chantier de l'immeuble.

Altus note une progression de 36 % dans les mises en chantier de condos dans la RMR au premier trimestre. Il faut s'attendre cependant à ce que ce rythme ralentisse au deuxième trimestre, si on se fie aux plus récentes statistiques de la SCHL.

Tout ajout de stocks est néanmoins le bienvenu, car les stocks d'invendus sont à sec. Au centre-ville, il restait 27 logements complétés invendus au 31 mars, aussi bien dire presque rien. Les stocks potentiels, ceux qui incluent en plus les unités invendues en construction, sont plus élevés à 580 unités, mais en baisse de 21 % par rapport à la période correspondante l'an dernier. Dans l'ensemble de la RMR, les stocks potentiels s'élèvent à 1705 unités, comparativement à 1931 unités à la fin du premier trimestre 2018.

17  /  07   /   19

Hausse des ventes de résidences de luxe à Montréal et à Toronto

À Vancouver, les ventes de propriétés de luxe ont continué de chuter en raison des retombées d’une intervention gouvernementale.

Les ventes de biens immobiliers de luxe, dont les propriétés de plus de 4 millions, ont crû à Montréal dans la première moitié de 2019, mais ont continué à diminuer à Vancouver, selon un nouveau rapport.

« Les principaux marchés immobiliers du Canada ont évolué dans des directions différentes », a déclaré Sotheby’s International Realty Canada dans un rapport publié mercredi, qui recense le nombre de logements en copropriété, de maisons en rangée et de maisons individuelles vendues à plus de 1 million et à plus de 4 millions dans les grandes villes canadiennes.

L’agence avait déjà prévu que Montréal serait un nouveau point chaud, qui pourrait enregistrer de nouveaux records.

Les ventes de résidences de plus de 1 million ont augmenté de 5 % au premier semestre de 2019 par rapport à la même période de l’année dernière. Les ventes de propriétés de plus de 4 millions ont grimpé de 267 %, avec 11 propriétés vendues. Trois propriétés de cette catégorie avaient été vendues au premier semestre de 2018.

Les experts de l’agence ont noté une augmentation du nombre d’acheteurs internationaux — un groupe comprenant de nouveaux Canadiens, des résidents permanents et des investisseurs, selon le rapport, les taxes imposées aux acheteurs étrangers à Toronto et à Vancouver ayant redirigé les acheteurs internationaux à Montréal. Cependant, ce groupe forme toujours « un petit pourcentage de l’activité de vente globale » dans la ville, ont-ils noté.

Il y a eu « de fortes augmentations » dans les ventes de propriétés de plus de 1 million dans la région du Grand Toronto, où 8612 de ces résidences ont été vendues au premier semestre de l’année, soit une augmentation de 12 % par rapport à 2018.

Les ventes de propriétés de plus de 4 millions dans la région du Grand Toronto ont diminué de 19 %, ce que le rapport attribue aux vendeurs de telles maisons qui n’inscrivent pas leurs propriétés dans le Service interagences (SIA, aussi connu sous l’acronyme anglophone MLS), en faveur de ventes privées. Cette baisse arrive après une modification faisant en sorte que davantage d’informations sont publiques lorsque les maisons sont vendues via le Service interagences.

Selon le rapport, les experts du secteur s’attendent à ce que cette tendance se répercute plus fortement sur les marchés immobiliers d’autres grandes villes.

Du côté du marché immobilier auparavant surchauffé de Vancouver, les ventes de propriétés de luxe ont continué de chuter en raison des retombées d’une intervention gouvernementale.

« Le marché a continué à porter le fardeau de règles hypothécaires resserrées, de multiples politiques et de taxes gouvernementales, ainsi que de vendeurs hésitants et d’acheteurs instables manquant de motivation pour s’engager dans des transactions », indique le rapport.

Les maisons vendues à plus de 1 million ont chuté de 33 % pour s’établir à 1308 propriétés, tandis que les maisons vendues à plus de 4 millions ont chuté de 34 %, à 73 propriétés.

Ensemble du marché canadien

De son côté, Royal LePage a estimé mercredi que le prix des propriétés dans leur ensemble augmentera de seulement 0,4 % d’ici la fin de l’année. Cela dit, les prix moyens des maisons au deuxième trimestre ont augmenté de 1,1 % par rapport à la même période en 2018, à 621 700 $. Les prix des logements en copropriété ont augmenté de 3,8 %, à 452 500 $.

« Nous avons aujourd’hui la preuve d’une reprise viable de l’immobilier dans les plus grands marchés, et des signes de prix plancher dans d’autres régions ayant été touchées par la correction immobilière des 18 derniers mois, a affirmé la firme. Ne serait-ce que dans l’Ouest, de nombreux acheteurs étaient restés à l’écart du marché, faisant chuter les ratios de ventes et provoquant l’affaissement des prix. »

À Québec, le marché semblait relativement stable, tandis qu’à Montréal, les prix au deuxième trimestre étaient en hausse de 5,8 % par rapport à 2018.

11  /  07   /   19

L'art d'acheter

dans le bon quartier

Où acheter à Montréal pour faire une bonne affaire? Des experts du marché immobilier ont une petite idée des quartiers où vous trouverez à la fois des services, de bons voisins... et des propriétés qui prendront de la valeur. Tour d'horizon.

Montréal: cherchez vers l'est... et vers l'ouest!

 

À Montréal, au cours des prochaines années, les acheteurs de propriétés vont se tourner de plus en plus vers les quartiers «qui émergent» et ils seront également nombreux à rénover les vieux immeubles pour mieux les habiter, prédit Unsal Ozdilek, directeur de programme en immobilier à l'UQAM.

«Si j'étais acheteur d'une propriété, j'irais dans Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, dans l'Est, ou encore dans Saint-Henri, dans le Sud-Ouest, soumet-il. Je miserais sur le potentiel de ces quartiers où le vent souffle, là où il se passe des choses intéressantes.»

Le professeur observe les grandes tendances urbaines. Il constate, tout comme les «experts» de l'immobilier, que la flambée des prix dans les quartiers centraux (le Plateau Mont-Royal, Rosemont) commence à décourager certains acheteurs, et au premier chef les premiers acheteurs, qui n'ont pas les moyens de payer un demi-million et même davantage pour un «plex» à rénover ou encore un condo à transformer.

Cela incite un plus grand nombre d'acheteurs, constate-t-il, à aller voir ailleurs, à s'éloigner du centre, et à considérer un quartier comme Pointe-aux-Trembles, ou encore Montréal-Nord et Anjou, plus à l'est. Dans l'ouest de l'île, ces acheteurs se tournent vers Verdun et Lachine, deux secteurs qui se sont renouvelés au cours des dernières années. C'est là aussi que les nouveaux propriétaires, souvent de jeunes familles, se sont mis à rénover les vieux bâtiments. Il voit également «beaucoup de potentiel» dans le sud-ouest de Montréal, à Pointe-Saint-Charles et Saint-Henri notamment, ainsi que dans Ville-Marie et le Centre-Sud.

Encore là, fait-il valoir, les changements qui s'opèrent dans ces quartiers «en évolution», et dans certains autres arrondissements de l'île, se font en fonction de l'offre et de la demande, mais surtout en fonction des services offerts et de la présence des transports en commun. Les secteurs desservis par une station de métro progressent ainsi plus rapidement.

«Ce qui définit la valeur d'une propriété, c'est d'abord sa localisation, le terrain sur lequel le bâtiment a été érigé. On le voit, quand les gens rénovent leur maison, il y a un effet d'entraînement. Le quartier attire alors plus d'acheteurs et les prix augmentent», explique Unsal Ozdilek, directeur de programme en immobilier à l'UQAM.

Trouvez

le métro

Avant d'acheter une maison unifamiliale, un condo ou un «plex» à Montréal, il est préférable, et surtout « rentable », de vérifier s'il y a une station de métro tout près pour accéder rapidement à son travail au centre-ville.

C'est ce que pense l'économiste Joanie Fontaine, de JLR Solutions foncières.

«Il s'agit d'un élément très important, les transports en commun, si on achète à Montréal, mais il y en a d'autres, précise-t-elle. Il faut prendre le temps de choisir le quartier qui nous convient. Veut-on y retrouver des cafés, des restos et des bars branchés? Des boutiques de qualité?»

«Il peut arriver que le quartier soit en train de se développer et que les services soient encore insuffisants, ajoute-t-elle. Dans ce cas, il faut être patient. Il faut voir si on achète pour le court terme, ou si on est prêt à attendre des années avant de vivre dans un secteur qui répond à nos attentes.»

À titre d'exemple, elle souligne qu'il faudra «surveiller de près» la progression des secteurs qui seront éventuellement desservis par le prolongement de la ligne bleue. «Ce prolongement va dicter l'allure du marché à Saint-Léonard et à Anjou, et cela devrait contribuer à stimuler les ventes de maisons», prévoit-elle.

Même chose, assurément, pour les secteurs qui seront desservis par le futur Réseau express métropolitain, dans l'Ouest-de-l'Île, notamment.

Chose certaine, le marché de la revente à Montréal demeure solide, affirme pour sa part Paul Cardinal, directeur d'analyse à la Fédération des chambres immobilières du Québec (FCIQ). Il ne voit pas de ralentissement à court terme dans les ventes de propriétés à Montréal.

«La hausse des ventes a été de 7 % au premier trimestre dans la région de Montréal, rappelle-t-il. Ça dépasse largement l'augmentation des transactions dans l'ensemble du Québec [+ 3 %].»

«Ce sont pas mal tous les quartiers montréalais qui font bien [pour le nombre de transactions et les prix de vente], ajoute-t-il. À vrai dire, c'est vendeur partout pour l'unifamiliale, mais il y a des écarts dans les condos.»

Il constate que le marché montréalais continue de «surfer» sur la vague des 100 000 emplois créés depuis deux ans et sur le solde migratoire positif.

La Presse